05/05/2008

Il y a des jours où je ne suis pas fier de vivre dans cet état.

De: Serge NGAJUI FOSSO <sfosss_2000@yahoo.com>

Bonjour à tous,

Je vous envoie ce message de Mons en Belgique. J'y suis arrivé hier 26 avril 2008 peu après minuit et après avoir été expulsé violemment du vol de SN Bruxelles Air Lines à destination de Kinshassa via Douala et gardé en cellule à l'aéroport de Bruxelles de 11:00 à 22:00 sans manger, ni boire et sans pouvoir contacter ma famille.

Petit compte rendu:

Nous sommes le 26.04.2008, je me rends au Cameroun pour mes vacances. Je pars de Clichy à 5:30 en taxi pour CDG1. Je pars de Paris à 7:40 pour Bruxelles avec un vol SN Bruxelles Air Lines et doit prendre la correspondance pour Douala à 10:40 à l'aéroport de Bruxelles.

Lors de mon entrée dans l'avion entre 10:00 et 10:45, je suis bien accueilli par les hôtesses, je vais rejoindre mon siège, le N° 41H qui se trouve vers le fond de l'avion, à 5 ou 6 rangées de mon siège. Lorsque j'y arrive, il y a au fond de l'engin à la dernière rangée des hommes habillés en tenue grise et qui essayent de maitriser un homme de couleur noire. Celui-ci se débat et crie : « Au secours, laissez moi, je ne veux pas partir». Les hommes en gris essaient de l'empêcher de parler en l'étouffant. Le jeune homme se débat comme il peut et continue de crier car il y a sur lui 4 colosses en gris. D'autres policiers en civile ont établis un périmètre de sécurité et personne ne peut aller vers le lieu du drame qui se déroule sous nos yeux.

Je me rends compte que c'est une expulsion, l'homme que l'on expulse est toujours maitrisé et étouffé et pousse des cris que l'on n'entend plus bien.

Je me souviens alors de Semira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à celle qui se déroule sous mes yeux dans un avion Sabena. Que dois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ?

En tant que militant des droits de l'homme et des étrangers, je me lève, interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et à voix haute que ceci est un vol commercial et que je ne saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés calmes se lèvent et protestent à leur tour. Je filme comme d'autres passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation générale, les hommes en gris quittent l'avion avec leur passager. Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois personnes sont désignées par les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose la question pourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirs de l'avion et puis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute  et ma petite valise de cabine. J'ai quelques bobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans la main et visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion. Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et les maltraitances des policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de Bruxelles. A 13:35 la police nous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi. Je n'ai plus vu le troisième, un homme de couleur blanche.

Au moment de notre libération, la police nous informe que nous ne voyagerons plus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons faire pour nous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie.

Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons à rencontrer l'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nous patientons, j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue de ne pas me voir. Je suis en colère, très en colère.

La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe que nous avons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6 prochains mois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et que la compagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème si je ne voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car la compagnie n'a pas rempli son contrat. Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et me ramène cette fois seul au cachot. J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni contacter ma famille.

Mon neveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00. Les policiers m'informent de leur présence et m'indiquent que je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans ces conditions et que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Paris et être remboursé. Des explications se font de part et d'autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite y rester, ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mes affaires, je refuse de les prendre. L'un d'entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mes affaires sur la figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très en colère de tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.

L'épouse de mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire. Elle revient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de mon appareil photo, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé. Une preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autres passagers ont filmé la scène. Je suis toujours en colère, très en colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellement pris mes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été éprouvants professionnellement, physiquement et moralement. Je suis en colère, très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avec mépris et violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, je suis allé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du secours.

Je suis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre quelques semaines de repos et aller passer du temps avec ma petite fille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises.

Avec patience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner chez eux à Mons. Nous avons demandé une attestation indiquant que j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m'en donner une en Néerlandais. Nous sommes arrivés à Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les bras, les doigts au dos et une très grosse faim, j'ai mangé sans appétit et je suis allé me coucher.

Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs aux doigts, aux bras et au visage. Je vais me rendre à Bruxelles pour me faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de la compagnie, que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dans l'état où je les avais confiés à la compagnie. Une autre dure journée va commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pas grand-chose pour le moment.

Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne compte pas laisser passer cette histoire sans réagir. Je vais faire un appel à témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines. On en reparlera.

Sur ce, je vous souhaite un bon et agréable dimanche.
Prière diffuser largement ce message.
A bientôt ! Et mon combat continue.


Serge N FOSSO
+33626710385

10:52 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

Commentaires

Sans préjuger en rien du fond de l'histoire, je rappelle tout de même qu'il ne s'agit ici que d'une relation unilatérale des faits. Pour pouvoir se forger une opinion "juste", il faudrait au moins avoir l'autre version, histoire de pouvoir trancher !

Dans une instruction, il y a toujours à charge et à décharge ! Le juge n'entend pas qu'une seule voix !

Écrit par : Pacotille | 06/05/2008

Cher Pacotille,

Entièrement d'accord avec toi, à une nuance près, je ne suis ni juge d'instruction, ni journaliste.

Ceci ne veut pas dire que je ne me fixe aucune déontologie... mais que je n'ai pas l'obligation de prouver qu'il a entièrement raison. Je me suis fondé, pour publier ce mail, sur l'absence de réaction contradictoire de SNBA ou des autorités concernées. Or le témoignagne de cette personne a été très largement relayé par les médias.

Maintenant, si le porte-parole de SNBA me prouve que cela ne s'est pas passé ainsi, il aura toute la place nécessaire pour s'exprimer ici :).

Benoît

Écrit par : Benoît | 06/05/2008

Quelques liens qui donnent du crédit à ce témoignage (émanant de journaux dont on peut imaginer qu'ils ont tenté d'obtenir l'avis de SNBA avant de publier):
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/418835/une-plainte-contre-brussels-airlines.html
http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/206612/un-passager-de-brussels-airlines-sorti-de-force-et-interdit-de-vol.html

Écrit par : Benoît | 06/05/2008

Mon post ne visait pas du tout à dire que ce monsieur affabulait - loin de là.

Mais je suis parfaitement conscient du pouvoir des mots pour en user quotidiennement. Et le choix de tel terme plutôt que de tel autre - a fortiori quand ce choix est cohérent tout au long d'un même texte - peut "conditionner" le lecteur et orienter son mode de déduction (je ne parle pas ici de la lettre en question, mais globalement - y compris pour les exposés politiques).

Je sais aussi que, sous l'emprise de la colère (même le lendemain - et il le répète assez), on a tendance à exacerber son ressenti. Sans que cela ait été aussi violent (ce fut uniquement verbal), j'ai vécu voici 10 ans, au lendemain (stricto sensu) de la finale de la coupe du monde en France, une aventure assimilable (en ceci qu'elle m'a mis en confrontation avec une institution d'Etat, en l'occurrence la SNCF, mastodonte difficile à bouger surtout quand ses agents ont la gueule de bois suite à la victoire des Bleus la veille - cause à effet), où la machine en face de moi m'a broyé (je l'ai ressenti comme tel) sans jamais reconnaître ses torts, ou en tout cas ceux que je lui attribuais.
En rentrant chez moi, après 12h de voyage mouvementé, j'ai couché sur papier 20 pages de cette mésaventure - au cas où.

Sur le moment, j'étais sincère et parfaitement persuadé de mon bon droit.
Dix ans après (voire un bon mois plus tard, à tête reposée), je suis/étais plus nuancé. Oui, la SNCF était en tort, mais oui, moi aussi, j'ai exagéré dans ma réaction, ce qui ne pouvait mener qu'au conflit. Et en cas de confrontation, c'est le plus fort qui gagne.

Tout ceci pour dire que, quand je relis les 20 pages, je retrouve le reflet exact de ce que j'ai vécu ce jour-là. Mais à lecture reposée, je me rends compte aussi que tout, dans ce texte, oriente la lecture vers une diatribe à charge exclusive de la SNCF et à décharge pour moi. Déformation parfaitement subjective et somme toute normale.

Je pense qu'il en va de même ici et c'est pourquoi il serait utile d'avoir un autre son de cloche, pour pondérer, corroborer ou rectifier les propos tenus.

Quant à l'absence de réaction officielle, je ne jugerai pas de son bien-fondé - simplement, je dirai qu'il est difficilement justifiable (et rentable, avouons-le, même pour un porte-parole payé pour cela) d'individualiser toutes les réactions (c'est le job d'un médiateur, ça). Imagine que tous les passagers se rendant aujourd'hui 6 mai à Zaventem envoient un petit mot à BSCA pour se plaindre des conditions d'accès routier à l'aéroport (qu'ils en aient été victimes ou non, d'ailleurs) : la plaie que cela représenterait pour répondre à chacun d'eux individuellement, après vérification, bien sûr, du bien-fondé de la plainte !
Tu imagines le bordel ?

Evidemment, c'est toutes proportions gardées ! Mais je crois qu'en l'espèce, motus ne veut pas dire reconnaissance d'une quelconque culpabilité. Ce monsieur, à qui la connaissance du droit ne doit pas être parfaitement étrangère s'il milite pour les droits de l'homme, n'a pourtant nulle part fait état du dépôt d'une plainte officielle auprès des services de police (de Mons, par exemple), pour sévices corporels. C'eût pourtant été la moindre et la première des choses à faire !

Alors, quid de la "vérité" ? Car toute vérité est toujours multifacettes, selon qu'on la regarde côté soleil ou côté face obscure (c'est l'éternelle histoire du "beau profil" et du "mauvais profil" de la photo scolaire...).

Écrit par : Pacotille | 06/05/2008

Quant à la condition de journaliste ou de juge d'instruction, il est évident que ces professionnels doivent d'autant plus s'astreindre à une déontologie qui leur impose une vérification scrupuleuse de leurs informations.
Cette obligation ne s'imposent bien sûr pas de façon formelle à chacun d'entre nous : chacun est libre de croire ou de ne pas croire sur parole, ou de défendre une cause sans nécessairement en vérifier tous les tenants et aboutissants (tâche fastidieuse, voire impossible).

Mais rien n'empêche en effet de s'astreindre malgré tout à un effort de correction intellectuelle en reconnaissant qu'un son de cloche, fût-il relayé par de multiples médias, n'est jamais qu'un avis unique (le décès de Pascal Sevran aussi, avait été relayé par des médias dont on n'avait a priori aucune raison de douter...).

Quant au dépôt de la plainte, la situation a peut-être évolué depuis lors - je faisais uniquement écho à la lettre et au descriptif des événements jusqu'au lendemain.

Bonne journée à toi

Écrit par : Pacotille | 06/05/2008

"Cette obligation ne s'impose...", bien sûr !

Écrit par : Pacotille | 06/05/2008

Une nouvelle fois, d'accord avec toi. Je ne connais pas ta mésavanture avec la SNCF mais j'ai aussi par le passé eu tout loisir de pester contre la police des chemins de fer, réveillé que je fus par leur matraque après avoir dormi en gare de Mons dans l'attente du premier train (retour d'un concert). Titre de transport en règle... A mes yeux, aucune raison d'être traité comme un bandit.

Mais ici, nous parlons tout de même d'une personne qui a été détenue des heures, qui a vu des images être effacées de son appareil, qui est exclu de vol par une compagnie et son vol ne pas être remboursé...

Alors oui, la compagnie n'a aucune obligation de réagir à toutes les critiques individuelles mais le présent silence laisse penser qu'il existe effectivement une liste noire, ce qui dans un état de droit, laisse songeur. On ne peut bien sûr obliger aucune entreprise à commercer contre son gré mais le client a lui aussi des droits. D'être informé. D'être indemnisé. Enfin, il me semble.

Écrit par : Benoît | 06/05/2008

Je suis d'accord avec toi. Mais pas plus que toi, je n'ai en mains TOUS les éléments pour juger.

Y a-t-il eu transgression de règles ? Que préconise le code quand un passager devient agité ou violent AVANT le décollage ? (quelle est la définition de "violence" et la personne en question y répond-elle ? Je sais que quand c'est le cas en vol, la police attend à l'arrivée de l'avion et qu'effectivement, le passager peut être exclu de tout voyage ultérieur sur cette compagnie. Mais je ne connais pas les règles pour un avion au sol. Maintenant, on autorisera à Delarue des frasques qui seront réprimées chez d'autres. Mais c'est un autre débat).

Cela dit, pour le remboursement, quand il y a du brouillard ou une avarie, même si tu n'es pas responsable, tu ne seras pas remboursé non plus si tu as pris ton billet chez Ryanair... Pourtant, là aussi, le client a des droits...
Mais n'y a-t-il pas de tout petits caractères ici ou là quand on souscrit à l'achat d'un billet ?
Là est toute la question...

Écrit par : Pacotille | 06/05/2008

Expérience partagée - mais en gare de Namur pour ma part ! A ceci près que, le jour où j'ai effectivement attendu le premier bus pour rentrer chez moi en passant la nuit dans la gare (même pas en essayant de dormir), il y avait en même temps que moi 2 (? ou 3 - difficile à dire) familles de gens du voyage qui avaient littéralement établi un camping dans l'ancienne salle des pas perdus - un peu comme Abdallah à la dernière page de Tintin au pays de l'or noir. J'ai été embarqué avec eux mais, si eux sont effectivement montés dans les combis, moi, je n'ai eu droit, après vérification des papiers, qu'à une admonestation assortie du commentaire : "c'est quand même grave de ne même pas avoir de voiture à notre époque !" (nous n'utilisions que les transports en commun et tout le monde sait que l'ex-SNCV n'est pas un modèle de régularité sur ses lignes rurales).

Sans brutalité pour ma part (malgré mes 17 ans, mes cheveux longs, ma jeune barbe de 3 jours, mes jeans troués et - si je me rappelle bien - quelques relents de bière dans l'haleine et sur les fringues, résultat d'une soirée plutôt festive et justement fêtée). Mais je ne jurerais pas qu'il en a été de même pour mes compagnons d'infortune d'un soir.

Du grand tort d'avoir "encore une plus sale gueule que l'autre", débouchant sur le délit du même nom !

Pour la petite anecdote SNCF, tout a commencé par une heure d'attente à la gare de Nantes - à l'époque, 10 guichets disponibles, 1 seul ouvert malgré plein de gens derrière, en pleine période estivale... et la guichetière qui prend sa pause-midi pour rejoindre les collègues qui sabrent le champagne pour la victoire des Bleus, le 13 juillet '98, juste derrière,... alors que j'arrive précisément au guichet. La cerise étant bien entendu qu'aucun autre guichet n'a été ouvert pendant 1/2h.

Résultat : arrivé 1h avant mon TGV, je l'ai raté de 20' avec toutes les correspondances suivantes, à Paris, Bruxelles, puis Namur, complètement foirées.
Jusqu'au TGV suivant (2h à l'époque), j'ai eu tout le temps de faire du foin au bureau local de la compagnie...

Écrit par : Pacotille | 06/05/2008

... J'avais également reçu ce témoignage, mais j'ai hésité à le mettre sur le blog, n'étant pas sur de sa véracité. Si Benoit a trouvé des sources étayant, ça change tout...
NB : Pacotille dit qu'il use des mots tous les jours. Le cercle se restreint, et je crois savoir qui il est, mais ça me parait un peu gros :)

Écrit par : aldagor | 07/05/2008

Non, je ne suis pas gros ! Juste un peu enveloppé ! (tribute to Goscinny)
Cela dit, mis à part l'un ou l'autre ascète hindouiste reclus dans une cellule monastique, je ne connais pas grand-monde qui n'utilise pas de "mots" quotidiennement. Quant au pouvoir de la parole, je ne suis ni le premier, ni le dernier à le souligner...

Cela dit (bis), à piste brouillée sciemment, piste brouillée à demi : en utilisant judicieusement de multiples indices semés ici et là depuis quoi - près de 2 ans ? -, tu devrais obtenir un PPCD...

Mais bien évidemment, encore faut-il les avoir dénichés, ces indices, puis les avoir accumulés pour pouvoir les articuler - et là, je ne vais pas t'aider, non mais...

Écrit par : Pacotille | 07/05/2008

... Ouais, mais j'ai aucune mémoire... Ni vraiment le temps d'ailleurs :) Et puis, ça m'amuse, ce secret

Écrit par : aldagor | 08/05/2008

Confidence pour confidence, moi aussi... (;o)))

Écrit par : Pacotille | 08/05/2008

qui dit que ce "témoignage" n'est pas un hoax comme nous en recevons tous des dizaines chaque semaine ?

Écrit par : eric | 10/05/2008

Un hoax fait rarement l'objet d'articles dans Le Soir et La Libre (ou alors dans la page Nouvelle technologie), d'une plainte au parquet,...

Écrit par : Benoît | 10/05/2008

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