23/03/2008

Pas content le Benoît...

Une fois de plus, j'ai plus que du mal avec les décisions prises par la direction du PS.

Autant sur les valeurs et l'orientation que le PS a réussi à donner au programme de majorité compte tenu de la tendance très libérale qui s'annoncait, autant donc je me sens en phase avec le PS,

Autant sur la gestion humaine du parti, je me sens une fois de plus perplexe. Après des échecs non assumés (10 juin, le président qui rempile,...), des crises non déminées (Charleroi, Namur,...), des lynchages injustes, des promesses non tenues et j'en passe, voici la composition du gouvernement.

Je ne souhaite pas personnaliser le débat car ce ne sont pas tant les personnes choisies qui (me) posent problème que leur absence de lien avec le fédéral: deux secrétaires d'état qui ne sont pas élus fédéraux et pas même candidats, une ministre "débarquée" de la communauté, un cumul RW-CFB qui fait dire à Christophe Collignon "qu'il pensait que ministre président était un job à temps plein"...

Le cas des secrétaires d'état est à mes yeux le plus problématique car il témoigne d'une confusion totale entre l'intérêt du parti à l'échelon local et l'intérêt du fédéral, càd du pays et de tous les citoyens. On se positionne pour les communales de 2012? Est-ce cela qu'on attend d'un gouvernement fédéral?

Et quand on lit les matières (lutte contre la pauvreté, aide à la personne handicapée) alors qu'une ministre est en charge de l'intégration sociale et l'autre des affaires sociales... et que cette matière est grandement régionalisée, on se demande à quoi on joue. Le MR a fait monté les enchères? Fallait-il rentrer dans ce jeu? Et si c'était indispensable, pourquoi ne pas prendre des députés fédéraux ou des suppléants?

Décidément, je n'y comprends rien.

Quand à la participation au sein du PS, qu'en dire? Le président décide seul de qui il désigne au fédéral et propusle au devant de la campagne électorale 2012 alors que la composition des listes relève avant tout de l'échelon local et éventuellement cantonal ou provincial.

Après avoir décidé en 2006 qu'un député provincial devait avoir l'assentiment du président du PS, au mépris du vote de l'électeur, on a ici un président qui fait un hold-up sur l'avis des élus et militants locaux.

Tant mieux que les heureux élus mais la démocratie interne en prend un sale coup.

Je ne vous remercie pas, Commandante.

Benoît 

13:08 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

A lire ... ... l'édito d'Etopia sur Elio et le revenu moyen http://www.etopia.be/

Écrit par : JMJ | 24/03/2008

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